Comment gérer la trésorerie pendant la crise COVID-19?

Alors que les gouvernements nationaux répondent à la crise COVID-19 par des initiatives de santé publique et des mesures de relance économique, les entreprises continuent leur chemin. Elles doivent protéger leurs employés et être là pour leurs clients, mais doivent aussi préserver l’avenir de l’organisation. Les mesures prises maintenant par le directeur financier peuvent avoir un impact immédiat sur la survie de l’entreprise, la rapidité avec laquelle elle se remet de la récession, ainsi que sur sa santé et sa viabilité financière à l’avenir.

Si votre entreprise réduit ses dépenses, allonge ses dettes et fait des choix difficiles à court terme, elle n’est pas la seule. Une fois que vous avez pris les décisions les plus immédiates concernant sa survie, l’étape suivante consiste à examiner les stratégies à moyen terme que vous devrez mettre en œuvre au cours des trois à six prochains mois pour assurer une liquidité continue.

Les organisations s’efforcent d’allonger leurs dettes pour maintenir une position de trésorerie plus solide. Il y a donc de bonnes raisons de croire que le DSO augmentera de manière générale dans les mois à venir. Nous vous donnons ici quelques astuces pendant cette période particulière pour maintenir un DSO au plus bas et continuer à faire rentrer de l’argent.

Réaliser un audit de votre situation

Ceci commence par la collecte de données sur le statut actuel de votre entreprise et la création d’une analyse comparative montrant comment ce niveau de DSO se compare à celui de ses pairs et de ses concurrents. Cet aperçu ne fournit pas seulement un point de départ pour l’analyse, mais donne également une idée du ratio DSO que l’entreprise peut atteindre. En faisant de la réduction des DSO une priorité stratégique, les dirigeants peuvent plus facilement justifier les ressources qu’ils consacrent aux projets et intégrer les mesures d’amélioration dans les objectifs de performance.

Vérifier la qualité de crédit de ses clients

Le DSO est souvent motivé par la capacité des clients à payer leurs factures à temps. Par conséquent, tout effort visant à l´améliorer doit tenir compte du risque de crédit des clients. Une première étape consiste à déterminer les paramètres appropriés pour les risques de crédit acceptables. Une entreprise peut alors utiliser ce critère pour s’assurer que tous les nouveaux clients ne représentent pas un risque inacceptable de retard ou de non-paiement. Les entreprises peuvent également étendre ce critère aux clients existants, en commençant par ceux qui ont tardé à payer.

Examiner les processus de facturation

Les erreurs de facturation retardent le temps nécessaire à l’envoi d’une facture exacte au client, retardant à son tour le délai de paiement. Si vos processus entraînent des erreurs de facturation – ou si vos employés consacrent beaucoup trop de temps à la paperasse – l’automatisation peut avoir un impact décisif dans ce domaine.

Alors que votre organisation s’efforce de réduire les coûts, il se peut que le moment ne soit pas propice à de nouveaux projets d’automatisation. Néanmoins, il a été démontré que l’automatisation génère des bénéfices nets importants rapidement.

Portez une attention au compte débiteur

Les factures doivent indiquer clairement et visiblement les conditions afin de réduire les risques de confusion quant au délai de paiement. Une fois les factures envoyées, une entreprise doit avoir un plan pour assurer le suivi et rappeler aux clients les soldes impayés. Cette communication doit s’attacher à identifier tout problème qui empêche le client de payer la facture. Dans certains cas, un client solide peut avoir des problèmes de trésorerie. Il peut donc être approprié de proposer un arrangement spécial ou un plan de paiement.

Si le non-paiement se prolonge, l’entreprise doit disposer d’une politique et d’une procédure claire pour gérer ces situations et tout litige qui en découle, y compris des lignes directrices sur le moment et la manière de faire remonter la situation en cas de besoin. Par exemple, ces directives peuvent indiquer quand il convient de remettre les factures impayées à une agence de recouvrement. La réduction du DSO est un moyen relativement simple pour renforcer la trésorerie de votre entreprise. Il suffit d’un effort ciblé et soutenu. Lorsque les dirigeants réalisent l’impact que peut avoir une réduction du DSO, ils sont susceptibles d’apporter le soutien nécessaire et de donner une orientation stratégique à l’initiative. Avec Ashtone, notre ambition est d´implanter une vraie culture DSO chez nos clients. Nous voulons obtenir un haut niveau de résultat et le maintenir tout en préservant la relation clients.